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C'est sans doute cette phrase que beaucoup retiendront de la réunion publique organisée par Bruno Leroux le 16 décembre 2009 à la salle Barbara. Interrogé sur ce point, le Député de la 1ère circonscription de Seine-Saint-Denis a précisé son sentiment sur la crise politique audonienne. Pour lui, il est clair que la crise ne pourra se dénouer qu'avec les prochaines élections municipales. Il considère que la victoire y reviendra à ceux qui, entre temps, auront le plus travaillé. Et il souhaite, bien entendu, que ce soit le Parti socialiste. Encore faut-il que la majorité actuelle, profondément divisée, tienne jusqu'en 2014. Hypothèse dont Convergence citoyenne a développé à plusieurs reprises les raisons de douter...
Il faut dire, cependant, que Bruno Leroux était là avant tout pour parler de questions politiques nationales. Dans un exposé brillant et convaincant, il a insisté sur trois points. 1. La gestion de la crise économique et sociale. M. Leroux a souligné ce qu'a de désastreux une politique gouvernementale qui ne prend pas en considération les circonstances exceptionnelles auxquelles elle est confrontée. D'une part, des mesures inappropriées sont prises ou maintenues (subvention pour les heures supplémentaires, baisse de la TVA sur le restauration). D'autre part, le gouvernement néglige des mesures qui seraient nécessaires pour soutenir la consommation, pour protéger les chômeurs, pour encadrer les crédits abusifs... 2. L'éducation, avec un accent particulier sur le non-remplacement des enseignants absents – problème déjà amplement traité sur le site de Convergence citoyenne. 3. La sécurité. M. Leroux, faisant allusion aux événements dramatiques des derniers mois, a noté l'émergence d'une « ambiance détestable, très mal ressentie par les habitants ». La Ville, certes, travaille, mais il importe « de ne pas laisser pourrir ». Pour le Député, deux problèmes méritent une attention prioritaire : l'insuffisance des effectifs policiers en Seine-Saint-Denis, et la circulation accrue des armes à feu. Sur le second point, une mission d'information parlementaire a été créée, présidée par Bruno Leroux. Sur le premier, en revanche, le Ministre de l'Intérieur a refusé la création d'une mission d'information. Bruno Leroux s'engage, cependant, à poursuivre le travail nécessaire par ses propres moyens. Pendant le débat, plusieurs autres questions ont été abordées, notamment le débat sur l'identité nationale (dont chacun constate l'impasse), le Grand Paris (dont Bruno Leroux juge inacceptable l'impact pressenti sur les compétences des collectivités territoriales) et le projet des Docks (au sujet duquel Bruno Leroux se dit « inquiet », et partisan d'un véritable temps de réflexion démocratique). |